Présidentielle 2022 : les écologistes veulent aller jusqu’au bout, mais quelles sont leurs chances ?

Les écologistes sont en plein processus pour désigner leur représentant à la prochaine présidentielle. Si les candidats sont unanimes pour que l’Europe écologie les verts aille jusqu’au bout en 2022, les avis divergent quant à une probable victoire du parti en mai prochain.

Les écologistes sont en plein processus pour désigner leur représentant à la prochaine présidentielle. Si les candidats sont unanimes pour que l’Europe écologie les verts aille jusqu’au bout en 2022, les avis divergent quant à une probable victoire du parti en mai prochain. Les écologistes ont-ils une chance de gagner cette élection présidentielle ? La mission s’annonce difficile.

« Pour une première fois, la question se pose d’avoir une présidence écologique en France », se félicite déjà Éric Piolle lors du premier débat qui a réuni les 5 candidats en lice. Ce débat s’inscrit dans la ligne droite du premier tour de la primaire qui aura lieu du 16 au 19 septembre prochain.

Même avec un candidat désigné à l’issue de cette primaire, les écologistes sont-ils capables de créer la surprise ? Quel candidat peuvent-ils choisir pour se donner une chance de remporter le scrutin présidentiel de 2022 ?

 

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Première force de gauche, mais ce n’est pas suffisant

Les écologistes ne se sont jamais retrouvés dans cette position où ils mènent la course. Crédités de 9 à 11 % des intentions de vote, ils représentent aujourd’hui la première force de gauche devant les socialistes qui recueilleraient autour de 10 % des suffrages. Ils devancent également la France insoumise à qui les sondages donnent entre 8 et 9 % des voix.

Conscients de leur statut, ils assurent unanimement leur ambition. « Nous allons gagner la présidentielle en rassemblant les Françaises et les Français autour d’un beau. Nous devons être à la hauteur des défis qui sont devant nous », a déclaré Yannick Jadot lors de ce débat diffusé par France Inter ce dimanche 5 septembre.

Pour le politologue Daniel Boy, directeur de recherche au Cevipof des Sciences Po, « ils n’avaient jamais dit ça, auparavant. Ils étaient généralement dans une candidature de témoignage ». Cependant, stagné entre 9 et 11 % d’intentions de vote, ils sont loin derrière les deux favoris du premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

 

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En ordre dispersé, le jeu des alliances s’impose

Il parait compliqué de créer la surprise en mai 2022 avec quatre candidatures de gauche engagées dans la même course. Le champion d’écologie doit ainsi partager les voix avec le candidat du PS qui sera probablement Anne hidalgo, Fabien Roussel du PCF et Jean-Luc Mélenchon de LFI. Si les écologistes acceptent un rassemblement de la gauche, ils n’imaginent pas en revanche s’aligner derrière un autre candidat.

« Il me parait abracadabrantesque d’envisager que les Français ne puissent pas voter pour l’écologie », fait remarquer Delphine Batho. Sandrine Rousseau ajoute : « Il faut que l’écologie aille jusqu’au bout, qu’elle mène la course ». Toutefois, elle est d’accord « qu’il faut discuter avec tous les partenaires de gauche bien entendu, il ne faut mépriser personne ».

En réalité, l’EELV ne souhaite pas revivre la situation de 2017 quand le candidat d’alors, Yannick Jadot s’est retiré au profit du candidat socialiste Benoit Hamon. Ils l’avaient vécu comme un traumatisme profond selon Daniel Boy.

De toute façon, si une alliance doit avoir lieu, cela dépend du candidat qui en sortira vainqueur de la primaire. Le maire de Grenoble, Éric Piolle parait le point d’équilibre compatible avec les autres forces de gauche. En revanche, c’est Yannick Jadot le candidat mieux placé pour gagner cette primaire.

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