Présidentielle 2022 : Éric Zemmour est un diviseur, c’est sur ces mots que Xavier Bertrand qualifie le polémiste !

Le candidat Xavier Bertrand était l’invité ce lundi 13 septembre de BFM TV. Le président des Hauts-de-France a exposé quelques lignes de son programme de société. Il en a également profité pour tacler le polémiste Éric Zemmour.

 Le candidat Xavier Bertrand était l’invité ce lundi 13 septembre de BFM TV. Le président des Hauts-de-France a exposé quelques lignes de son programme de société. Il en a également profité pour tacler le polémiste Éric Zemmour.

Après un week-end rythmé avec la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo et la rentrée politique du RN, Xavier Bertrand s’est également fait remarquer. Invité sur Calvi 3D de BFM TV, le candidat de la droite a présenté quelques grandes lignes de son projet, notamment sur la politique migratoire. De même, il s’en est ouvertement pris à Éric Zemmour.

 

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« Éric Zemmour est un diviseur aux propos monstrueux »

Dans son intervention, Xavier Bertrand qualifie Éric Zemmour d’un grand diviseur aux propos monstrueux. Le candidat de la droite fait ainsi allusion aux propos tenus par l’éditorialiste sur France 2. « Eric Zemmour est le grand diviseur, qui a eu des propos monstrueux samedi soir, parlant des victimes de Mohamed Merah, de ces enfants qui, parce qu’ils n’auraient pas été enterrés par leurs parents en France (…) leur attachement à la France serait en question, quelle horreur », déplore Xavier Bertrand.

Le président des Hauts-de-France en a saisi l’occasion pour présenter sa politique migratoire. S’il est élu en 2022, Xavier Bertrand propose l’organisation d’un référendum sur la question. « Je demanderai aux Français, s’ils sont d’accord pour que chaque année le parlement dise, dans un débat totalement transparent, combien d’étrangers nous sommes en mesure d’accueillir et d’intégrer, comme le font le Canada ou l’Australie », suggère-t-il.

Pour Xavier Bertrand, c’est la meilleure solution qu’il faut adopter face ce flux migratoire incontrôlé auxquels fait face la France. Ce type de mesure empêcherait, selon lui, d’abriter sur le sol français des hommes comme Mohamed Merah.

 

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« Ils n’appartenaient pas à la France »

Les propos reprochés à l’ancien éditorialiste de Figaro et de CNews, Éric Zemmour était tenu le samedi 11 septembre sur France 2. Dans son nouveau livre « La France n’a pas dit son dernier mot », l’auteur parle de l’attentat antisémite qui avait eu lieu en 2012 à l’école Otzar Hatorat de Toulouse.

Dans son livre, il dit : « La famille de Mohamed Merah a demandé à l’enterrer sur la terre de ses ancêtres en Algérie, on a su aussi que les enfants juifs assassinés devant l’école confessionnelle de Toulouse seraient eux enterrés en Israël. Les anthropologues nous ont enseigné qu’on était du pays qu’on est enterré », écrit le polémiste.

Il continue : « Assassins ou innocents, bourreaux ou victimes, ennemis ou amis, ils voulaient bien vivre en France (…), mais pour ce qui est de laisser leur os, ils ne choisissaient surtout pas la France, étrangers avant tout, et voulant le rester par-delà la mort », peut-on lire dans ce livre.

Interrogé sur l’enseignement à tirer de ce passage, le polémiste déclare : « J’essaye de réfléchir rationnellement à une situation (…) Je ne reproche pas aux parents de Mohamed Merah d’avoir voulu enterrer leur enfant en Algérie : il se sentait Algérien. Je ne reproche pas à ces gens, à ces parents juifs, dont les enfants ont été odieusement massacrés… Ils n’appartenaient pas à la France. Bien sûr ! Ils se sentaient Israéliens », explique Éric Zemmour.

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