Présidentielle 2022 : coup de tonnerre dans la scène politique française, Benoit Hamon quitte la politique !

L’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Hollande, Benoit Hamon quitte officiellement la scène politique.

L’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Hollande, Benoit Hamon quitte officiellement la scène politique. C’est au cours d’une interview accordée le 9 septembre au journal Le Monde que l’ancien candidat socialiste en 2017 a annoncé la nouvelle. Il va consacrer désormais son énergie à Ong Singa, dont il prendra la direction générale.

Benoit Hamon raccroche ! Alors qu’il est considéré comme un poids qui pourrait peser à gauche dans la présidentielle de 2022, l’homme s’éclipse simplement du terrain politique. Il met ainsi fin à plusieurs décennies consacrées à la vie politique. Dans son entretien avec Le Monde, l’homme explique qu’il faut « envisager l’action pas simplement à travers l’exercice du pouvoir, à travers les institutions, mais par la mobilisation citoyenne, la création d’activités, l’innovation ».

 

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Un départ sur des regrets

À travers ses mots dans les colonnes de Monde, on constate aisément que l’ancien député n’est pas satisfait des solutions proposées par la politique face aux maux qui minent la société. « Le plus grand regret de ma génération est l’état de délabrement intellectuel que l’on mesure aux discours sur le grand remplacement, la haine de l’étranger, de l’égalité, l’hostilité aux pauvres, aux femmes. C’est une société beaucoup moins possible », regrette l’ancien socialiste. Il ajoute : « Les fléaux contre lesquels je me suis battu jeune sont plus forts aujourd’hui que quand j’avais 18 ans ».

Pour l’ex-député socialiste des Yvelines, la gauche doit réorienter ses priorités et jouer le rôle qui est le sien. « Le rôle de la gauche est d’être le camp du temps long, à fortiori sur le climat, le travail et l’éducation. Mais s’il y avait un sujet sur lequel il faut se remettre à travailler, c’est l’école, l’éducation », souligne l’ancien ministre de l’Éducation nationale.

 

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« C’est une page qui tourne, mais les livres ont plusieurs pages »

Ce retrait de la vie politique de Benoit Hamon n’est pas une surprise pour certains observateurs. Pour l’homme, c’est une reconversion déjà prévisible. En effet, depuis son échec douloureux à la présidentielle de 2017, il s’était lancé dans une transition. « J’ai cheminé dans une sorte de zone grise entre l’époque où j’étais très impliqué dans la vie politique jusqu’à l’élection présidentielle de 2017, puis dans une transition hybride entre un engagement partisan et une vie personnelle, un métier qui m’éloigne de plus en plus de la politique », a-t-il expliqué.

Benoit ouvre désormais une autre page de sa vie, celle du directeur général de Singa. Une Organisation non gouvernementale qu’il présente comme « un mouvement tourné vers l’accueil des réfugiés et des personnes migrantes qui tire le meilleur parti de ce qu’elles sont, leurs compétences, leurs talents, leurs ambitions pour favoriser une inclusion. »

Son engagement au sein de cette organisation ne date pas d’aujourd’hui. « Singa, l’organisation que je rejoins, est représentatives de ces mouvements citoyens qui se sont développés depuis dix ans et qui ont énormément d’impact par les solutions qu’ils proposent dans le débat public comme dans les représentations que l’on peut avoir de sujets conflictuels comme l’immigration », décrit-il.

Certes, Benoit Hamon se retire officiellement de la politique, mais des interrogations persistent sur certains sujets. Il s’agit par exemple de l’avenir de son parti « Génération-s » et aussi de son mandat de conseiller régional d’Île-de-France.

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