Obligation vaccinale pour le personnel soignant : beaucoup sont prêts à déposer la blouse !

Outre les extensions du pass sanitaire, le Président de la République Emmanuel Macron, lors de son allocution du 12 juillet dernier, avait annoncé l’instauration de l’obligation vaccinale pour tous les soignants qui devrait prendre effet ce 15 septembre.

Outre les extensions du pass sanitaire, le Président de la République Emmanuel Macron, lors de son allocution du 12 juillet dernier, avait annoncé l’instauration de l’obligation vaccinale pour tous les soignants qui devrait prendre effet ce 15 septembre. À la veille de cette entrée en vigueur, même si la grande majorité des soignants se sont vaccinés, il reste pourtant quelques imperturbables qui ne sont toujours pas prêts à le faire. Pour eux, il est hors de question de céder et ils sont même prêts à abandonner le service s’il le faut.

La déchirante résolution de certains soignants

Le 15 septembre, date d’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale, est à présent plus proche que jamais. La menace de suspension d’activité et de salaire plane donc sur les professionnels de la santé qui n’ont toujours reçu aucune dose de vaccin jusqu’à ce jour. Ils sont environ 300 000 soignants à faire partie de ce lot.

Pour certains d’entre eux, il est hors de question de se faire vacciner même si cela est synonyme d’un renoncement à la profession. M.Damien, infirmier aux urgences aux Hospices Civils de Lyon estime ne pas être contre le vaccin, mais a plutôt « une méfiance envers ce vaccin et cette pathologie. C’est vraiment sur le vaccin, car ce sont de nouveaux procédés ». Pour cet infirmier, la situation est claire : « mon boulot, il est perdu. Je ne remettrai pas la blouse (…). Je ferai autre chose, mais je ne serai plus dans le soin ». Élodie, aide-soignante contractuelle, est également sûre de ne plus être embauchée ni par des cliniques, ni par des hôpitaux ou même pour les aides à domicile.

Ces soignants ont quand même prévu manifester ce mardi partout en France pour faire entendre, peut-être une dernière fois, leurs cris de cœur.

 

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Une obligation qui fait grincer des dents depuis des semaines

Depuis l’annonce de cette obligation vaccinale, il y a eu beaucoup de manifestations de la part du personnel hospitalier. Dans certaines villes du pays, semaine après semaine, les soignants ont crié leur colère et leur indignation. Et même le samedi dernier, 11 septembre, des centaines de soignants se sont rassemblés devant le ministère de la Santé pour manifester.

Mais tandis que certains sont catégoriques, d’autres ont dû se résigner au fil des jours. C’est le cas de Christine, infirmière à Marseille, qui s’est fait finalement vacciner « contrainte et forcée », « vu le harcèlement » dont elle était objet de la part de sa hiérarchie.

Une mesure jugée salvatrice par d’autres

Si certains ont dû se résigner à se faire vacciner, d’autres y sont toujours opposés ; mais il y a en outre certains qui jugent la mesure positive. C’est le cas de Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France. À quelques heures de l’entrée en vigueur de l’obligation, il a indiqué que pour lui, « l’obligation vaccinale est une bonne chose ». Toujours sur Europe 1, il a ajouté avoir vouloir qu’elle s’applique tout de suite dès le début de la campagne vaccinale.

Décidément, cette obligation vaccinale aura donc divisé jusqu’au bout en attendant le verdict de l’État demain mercredi 15 septembre.

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