Marine Le Pen a lancé sa candidature pour les législatives en attaquant Macron

L'ancienne candidate à la présidence cherche à remporter les élections législatives des 12 et 19 juin afin d'obtenir avec son parti une représentation solide qui lui permettra de s'imposer comme chef de file de l'opposition.

Marine Le Pen, a lancé dimanche sa campagne pour les élections législatives de juin prochain en attaquant et en disqualifiant le président nouvellement élu, Emmanuel Macron, et le chef de la nouvelle coalition de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Après deux semaines au cours desquelles elle s’est tenue à l’écart de l’opinion publique à la suite de sa défaite face à Macron au second tour de la présidentielle le 24 avril, Marine Le Pen est réapparue à Hénin Beaumont, la ville proche de la frontière belge dont elle a été députée et pour laquelle elle se représente.

Après avoir salué et reçu des salutations devant les caméras, visité un marché et déposé une gerbe au monument aux morts, elle a insisté sur le fait que ce qu’elle veut, c’est gagner les élections des 12 et 19 juin, car il est « absolument nécessaire de changer la politique du pays« .

Dans des déclarations aux médias, elle a insisté sur le fait que la politique que Macron va appliquer dans son nouveau mandat « est tout aussi néfaste que celle d’il y a quinze jours« , avant qu’il ne soit réélu avec 58,5% des voix.

Elle a notamment critiqué la promesse du président de porter l’âge minimum de la retraite de 62 à 65 ans pour garantir le financement du système de retraite, mais aussi ce qu’elle a qualifié de « politique ultra-libérale« , ainsi que son « laxisme » en matière de sécurité et d’immigration.

Elle a également déclaré sur son compte Twitter qu’elle était « inquiète pour les Français qui voient les prix des carburants augmenter à nouveau« . Elle a assuré que si elle est réélue députée, « à l’Assemblée nationale, je défendrai le pouvoir d’achat des Français« .

Marine Le Pen a perdu au second tour de l’élection présidentielle le 24 avril, mais son résultat, 41,5 % des voix, est nettement supérieur aux 33,9 % qu’elle avait obtenus lors du même concours contre Macron cinq ans plus tôt.

Son ambition pour les élections législatives des 12 et 19 juin est de parvenir avec son parti à une représentation solide qui lui permettra de s’imposer comme chef de l’opposition. Elle ne dispose que de sept sièges dans l’Assemblée nationale sortante.