L’impression 3D pourrait être la clé pour sauver les récifs coralliens

La mort des récifs coralliens est l’une des nombreuses conséquences de l’impact humain sur la Terre. Cette situation est bien sûr dangereuse non seulement pour la vie marine elle-même, mais aussi pour la survie de la population humaine croissante de la planète.

Aujourd’hui, nous avons un rapport plein d’espoir selon lequel les scientifiques pourraient être en mesure d’utiliser l’impression 3D pour restaurer les récifs de la planète.

Connue sous le nom de 3D Innoreef, cette proposition vise à restaurer les récifs coralliens du monde entier. Selon données obtenue par l’université Chulalongkorn en Thaïlande, la conception de cette technologie, ainsi que sa composition, pourraient permettre de rétablir l’existence de vrais coraux à partir de répliques imprimées en 3D.

Pour fonctionner, ils s’appuient sur un système d’amarrage similaire à celui des pièces de LEGO. On imprime ainsi des répliques en 3D de coraux, qui sont ensuite fixés au fond de l’océan. Le résultat est impressionnant, et démontre le pouvoir de survie intrinsèque de la nature.

L’impression 3D devient un allié

Placées par groupes de trois modules, les pièces Innoreef 3D sont fixées au fond de l’océan. Cela crée une sorte d’abri pour les larves de corail, appelées planulae, qui peuvent alors commencer à nager librement. Ces planulae s’installeront ensuite dans les coins et recoins des répliques imprimées en 3D, où elles généreront des éléments tels que le carbonate de calcium, créant ainsi un véritable récif à partir d’un récif synthétique.

De quel matériau sont faites ces impressions 3D de 3D Innoreef ? Ils seraient créés à partir de béton. Une fois imprimé, le béton est recouvert de phosphate de calcium, un élément essentiel à la croissance des coraux naturels.

Pour l’instant, la technique étudiée par les développeurs de l’université de Chulalongkorn semble porter ses fruits. Après avoir installé plusieurs groupes d’Innoreefs sur la côte de la province thaïlandaise de Chonburi en 2020, une croissance beaucoup plus rapide des récifs coralliens de la région a été détectée. En fait, ils ont grandi plus vite que leurs homologues naturels, d’environ 3 à 4 centimètres par an.

Les avantages de 3D Innoreef ne s’arrêtent pas à la croissance du corail.

Si cette nouvelle est suffisante pour célébrer les réalisations des chercheurs, il semble que les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là. En outre, ils affirment que l’impression 3D remplit également certaines des fonctions des récifs naturels : protéger les poissons et autres espèces marines.

3D Innoreef a également réussi à offrir un foyer à des mollusques, des poissons et d’autres espèces qui utilisent habituellement les récifs naturels comme repaire. La nature artificielle du récif a également permis d’installer des capteurs pour surveiller les créatures qui s’y abritent, ainsi que la température de l’eau, son acidité et les forces des marées.

Ses chercheurs travaillent actuellement sur les moyens de rendre cette technologie beaucoup plus abordable et réaliste. Il pourrait ainsi être étendu à d’autres projets et contribuer à la restauration des grands récifs coralliens du monde, qui sont en grave danger.

Bien que la nature ait été considérablement détruite, l’homme peut la restaurer et la recréer grâce à des innovations. Nous espérons qu’Innovareef sera une meilleure alternative dans la restauration de l’écosystème marin, en stimulant l’économie locale, la pêche et l’écotourisme.

Dr. Nantarika Chansue, chef de projet

Afficher Masquer le sommaire