Les sculptures les plus frappantes et les plus curieuses du monde

Elles sont séparées par les années et sont, logiquement, filles de leur temps, mais toutes coïncident dans leur beauté et leur curieuse idiosyncrasie.

Depuis que les êtres humains ont commencé à ciseler et à modeler un tout à partir de rien, en partant de leur propre imagination, nous avons pu apprécier l’un des arts les plus complexes et les plus impressionnants au monde : la sculpture. De la « Pietà » au « David » de Michel-Ange, tous sont étonnants et inégalés, mais nous devons admettre qu’ils sont très démodés.

C’est pour cette raison que nous avons décidé aujourd’hui de compiler une collection de sculptures très impressionnantes mais moins célèbres que celles mentionnées ci-dessus. Beaucoup d’entre elles sont séparées par les années et sont, logiquement, filles de leur temps, mais toutes coïncident dans leur beauté et leur curieuse idiosyncrasie.

Vénus de Willendorf

À première vue, elle ne semble peut-être pas être la sculpture la plus impressionnante du monde, mais son ancienneté nous fait déjà repenser les choses. La Vénus, une figure sculptée mesurant seulement 11,17 centimètres, a été trouvée à Willendorf (Autriche). On pense qu’il a été sculpté entre 30 000 et 25 000 ans avant Jésus-Christ, ce qui en fait l’une des plus anciennes œuvres d’art au monde.

Il est sculpté dans le calcaire, avec de l’ocre rouge, et représente une figure féminine, sans visage et nue. Ce qui frappe le plus, ce sont ses formes voluptueuses, des éléments que les experts ont associés à la reproduction sexuelle et à la fertilité.

Le cavalier de l’Artémision

Ancien, mais pas aussi ancien que la Vénus, le cavalier Artemision date de 140 avant J.-C. et a été fabriqué dans la Grèce antique. Son histoire est assez impressionnante, puisqu’il a été retrouvé entre 1928 et 1937 en plusieurs fragments au fond de la mer, au nord d’une île de la Grèce antique appelée Eubée.

Son échelle est très proche de la taille réelle, avec une longueur de 2,9 mètres et une hauteur de 2,1 mètres. Le plus frappant est probablement le contraste entre le cheval au galop et la perfection du petit cavalier assis dessus, qui regarde en arrière avec mouvement.

Julia

Une culture autochtone devait jouer, et dans ce cas, c’est Julia, le visage de femme conçu par Jaume Plensa (prix Velázquez des arts en 2013) qui décore actuellement Colón à Madrid.

Composée de résine de polyester et de poudre de marbre blanc, elle transmet un surprenant sentiment de paix avec ses traits doux et calmes, mais ses traits plats sont également surprenants, comme si, vue de profil, elle pouvait disparaître à tout moment.

La fourchette

Le magnifique lac de Genève en Suisse (lieu où l’impératrice Sissi de Bavière a été assassinée) renferme un curieux secret : la fourche. La singulière sculpture de Jean-Pierra Zaugg et Georges Favre se trouve dans la zone.

C’est sans doute la plus grande fourchette du monde (elle mesure environ huit mètres de haut et pèse 450 kilos). Elle a été installée en 1995 pour le dixième anniversaire de l’Alimentarium, un musée consacré à l’alimentation.

La main du désert

Si vos pas vous mènent un jour dans l’aride désert d’Atacama, au Chili, vous découvrirez peut-être une sculpture de onze mètres de haut, conçue par la main et l’esprit de Mario Irarrázabal.

En réalité, il n’y a pas de consensus sur ce qu’elle signifie vraiment car son auteur a voulu laisser à chaque visiteur le soin de décider de l’interprétation à donner à la sculpture. Certains veulent voir dans cette énorme et belle main un hommage aux victimes de la dictature.

Expansion

C’est probablement la plus surprenante de la liste, mais c’est ainsi que sont les sculptures de Paige Bradley. « Expansion » a été créée, selon les mots de son sculpteur, lorsqu’elle a déménagé à Manhattan et qu’elle a ressenti le besoin de prouver aux critiques que tout n’avait pas été fait.

En général, les sculptures de Bradley se trouvent dans des postures oniriques, en train de méditer ou de danser. Dans ce cas, il est fait de bronze et contient de l’électricité, pour créer la métaphore qu’il y a de la lumière à l’intérieur.

Gymnastes sur le pont Bernatek

Sur le pont Bernatek à Cracovie, des gymnastes suspendus glissent, paralysés dans le temps, comme s’ils étaient sur le point de bouger à tout moment. Il s’agit d’une série de sculptures (neuf au total) réalisées en 2916 par Jerzy Kędziora, qui donnent une grande beauté au coucher de soleil que l’on peut apercevoir en regardant la Vistule.

Le pont, quant à lui, est également assez moderne, puisqu’il a été construit en 2010. Il relie le quartier juif à la zone où se trouvait le ghetto, et doit supporter le poids des milliers de verrous d’amour qui y sont attachés.

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