La France souffre de la chaleur estivale cette semaine, la canicule menace déjà !

Ces premières périodes de chaleur commencent cette semaine et devraient se poursuivre la semaine prochaine. Cet épisode de chaleur, sans être sans précédent, est remarquable si tôt dans l'année.

La chaleur est montée en flèche hier avec un indicateur thermique national des températures maximales de 26,5°C contre 25,7°C lundi. En effet, certaines villes du sud-ouest ont franchi hier le seuil des 30°C pour la première fois de l’année. On peut citer les 30,6°C enregistrés à Orthez et Saint-Emilion, 30,4°C à Mont-de-Marsan et Montesquieu-Lauragais ou encore 30,1°C à Fleurance. Ces températures élevées sont assez précoces puisque, sur les 30 dernières années, la date moyenne de franchissement de ce seuil à Mont-de-Marsan est le 22 mai.

Ce mercredi, les températures élevées (températures ≥ 30°C) resteront présentes dans le sud-ouest et s’étendront vers le nord-est du pays. Ainsi, certaines stations d’Auvergne-Rhône-Alpes, de Bourgogne et d’Alsace peuvent connaître leurs premiers 30°C de l’année. En revanche, une légère baisse du mercure sera ressentie dans le nord-ouest.

Jeudi et vendredi, cette baisse du thermomètre se poursuivra dans tout le pays, même si les températures resteront 4 degrés au-dessus des moyennes saisonnières. Dès ce week-end, une nouvelle vague de chaleur débutera et se poursuivra la semaine prochaine avec 30°C en ligne de mire côté Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire, Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes.

Comment expliquer cette séquence estivale ?

Une masse d’air chaud et stable s’étend progressivement de la péninsule ibérique vers le centre de l’Europe, en passant bien sûr par la France. Le temps promet d’être sec et chaud sous cette crête de haute pression qui pousse le flux perturbé plus au nord.

Il s’agit d’une vague de chaleur rare par sa précocité, sa persistance et son étendue géographique. Mai est un mois printanier au cours duquel on peut à la fois enregistrer les dernières gelées en plaine et observer les premières fortes chaleurs en plaine.

En 1998, le seuil de « forte chaleur » (30°C) a été atteint, à Lille et à Paris en mai. Ce seuil aurait également pu être atteint plus tôt : 30,1°C ont été mesurés à Paris le 16 avril 1949.

Dans le passé, on peut citer les épisodes de chaleur du 11 au 14 mai 1998 et du 14 au 16 mai 1992. Le 16 mai 1992, on a mesuré 30,3°C à Rennes. Dans un passé plus lointain, les mois de mai 1912 ou mai 1945 ont été marqués par des épisodes de chaleur intense, avec 32,2°C enregistrés à Nantes le 16 mai 1945.

Sans être exceptionnel, un épisode de chaleur comme celui attendu la semaine prochaine, précoce et prolongé, n’est pas encore aussi fréquent.

Dans le contexte du changement climatique, il convient de noter que les périodes de canicule seront plus fréquentes et auront tendance à commencer plus tôt qu’auparavant au printemps.

Doit-on en déduire que l’été sera chaud ?

Non, une vague de chaleur en mai ne permet pas de faire des prévisions pour l’été. Le mois de mai le plus chaud depuis 1945 a été celui de 2011. L’été qui a suivi n’a pas été plus chaud que la normale.

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