François Fillon condamné à un an de prison pour l’emploi fictif de sa femme

La justice a condamné François Fillon à un an de prison pour avoir employé fictivement sa femme comme assistante parlementaire lorsqu'il était député.

L’ancien chef du gouvernement entre 2007 et 2012 a été condamné à quatre ans de prison, dont un ferme, et à payer une amende de 375 000 euros  et dix ans d’interdiction d’exercer une fonction politique, selon le jugement.

La cour d’appel de Paris a également condamné son épouse Penelope Fillon à une peine de deux ans de prison avec sursis, à une amende de 375 000 euros et à deux ans d’interdiction d’exercer. Son adjoint Marc Joulaud a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à cinq ans d’interdiction d’exercer.

Dans son arrêt, la cour d’appel a réduit les peines d’emprisonnement infligées pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux, entre autres, conformément à la demande du ministère public au cours du procès.

Le tribunal a également acquitté l’ancien chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy et son épouse pour le premier des trois contrats litigieux, entre 1998 et 2002, en leur accordant « le bénéfice du doute« .

En première instance, en juin 2020, François Fillon a été condamné à cinq ans de prison, dont deux fermes, et son épouse à trois ans de prison avec sursis.

L’Assemblée nationale, qui s’est constituée partie civile, a obtenu quelque 800.000 euros de dommages et intérêts.

Scandale politique

François Fillon, 68 ans, et Penelope Fillon, 66 ans, qui nient depuis le début tout acte répréhensible, n’étaient pas présents pour le verdict.

Le scandale remonte à janvier 2017, lorsque l’hebdomadaire Le Canard enchaîné a découvert le « Penelopegate » en pleine campagne présidentielle de 2017 et a conduit à l’ouverture d’une enquête fiscale.

Fillon, grand favori des sondages, a été mis en examen six semaines avant le premier tour et n’a pas réussi à se qualifier pour le second tour. L’homme politique s’est finalement retiré de la vie politique.

Entre 1998 et 2013, son épouse a reçu un total de 612’000 euros pour un poste d’assistante parlementaire de son mari lorsqu’il était député et, plus tard, son suppléant, poste qu’elle n’a jamais occupé, selon l’accusation.