Crise sanitaire : la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal annonce que le pass sanitaire sera obligatoire lors des soirées d’étudiants!

Selon une annonce faite ce 9 septembre par la ministre de l’Enseignement supérieur, le pass sanitaire sera exigé lors des soirées étudiantes quand bien même il n’est pas obligatoire pour suivre les cours.

Selon une annonce faite ce 9 septembre par la ministre de l’Enseignement supérieur, le pass sanitaire sera exigé lors des soirées étudiantes quand bien même il n’est pas obligatoire pour suivre les cours. Cette décision prise à la suite de l’imposition d’une obligation vaccinale faite aux étudiants en santé démontre à quel point le contrôle de la propagation du virus inquiète les autorités.

 

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Les évènements festifs maintenus

Les mesures restrictives pour contrôler davantage la propagation du variant Delta se multiplient d’une corporation à une autre. Après l’obligation vaccinale à laquelle est confronté l’ensemble du corps du médical ainsi que les étudiants soignants, c’est les étudiants en général qui s’ajoutent à la liste.

Les soirées festives dans les établissements ne seront pas suspendues, certes, mais elles seront désormais régies par des dispositifs sanitaires stricts. «  Nous avons décidé de ne pas interdire ces évènements, ce qui aurait pu générer des fêtes sauvages où aucun contrôle des mesures sanitaires n’est possible. Et c’est ce qui a parfois eu lieu l’an dernier », a détaillé la ministre de l’Enseignement supérieur, Madame Vidal au cours d’un entretien accordé au site 20minutes.

Dans le même sillage, elle annonce que « ces évènements seraient soumis au passe sanitaire ainsi qu’à un protocole sanitaire stricts ».

Les protocoles qui encadrent les soirées étudiantes

La mise en vigueur de cette mesure dans les universités va conditionner la participation aux soirées par la présentation d’un certain nombre de pièces qui attestent de la négativité des participants à la covid-19. Il s’agit entre autres d’un schéma vaccinal complet, d’un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures ou alors un certificat de rétablissement de covid-19.

Outre cette condition, les évènements d’intégration devront également « être déclarés au préalable auprès du chef d’établissement », a insisté la même annonce. De même, le lieu ne saurait contenir au-delà de 75 % de sa capacité totale d’accueil. Le port de masque notamment et d’autres mesures barrières devront être observés. À noter qu’au moment de l’annonce, 77,5 % des 18 à 24 ans présentent un schéma vaccinal contre le coronavirus.

En outre, le ministre de l’Enseignement a tout de même anticipé sur une annonce qu’elle fera probablement début octobre et qui portera sur « un plan national concernant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements d’enseignement supérieur ». La promesse de « multiplier les lieux d’accueil des victimes et mieux former les personnes chargées de les accompagner au sein des établissements » a été également faite.

 

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Vers une obligation vaccinale pour tous ?

L’hypothèse d’une obligation vaccinale pour tous les français n’est pas écartée dans les débats politiques. Au regard de l’évolution de la gestion de la pandémie, il est envisageable qu’on en arrive à cet extrême. Dans son allocution télévisée en date de 12 juillet, le président Emmanuel Macron a d’ailleurs fait savoir que le recours à une telle mesure dépendrait de l’évolution de la situation sanitaire. Depuis 31 août, le groupe PS a déposé au sénat une proposition de loi préconisant l’instauration de l’obligation vaccinale à l’échelle nationale.

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