COVID-19 : une étude britannique prouve que le variant delta est 60% plus contagieux !

La science est à l’épreuve des variants de la COVID-19. Pendant que le monde entier peine encore à vaincre cette pandémie qui sévit depuis bientôt 2 ans, c’est le variant delta qui relance le défi scientifique. 

La science est à l’épreuve des variants de la COVID-19. Pendant que le monde entier peine encore à vaincre cette pandémie qui sévit depuis bientôt 2 ans, c’est le variant delta qui relance le défi scientifique. 

60 fois plus contagieux, c’est la réalité qui ressort de la publication d’une étude dans la revue the Lancet infectious Diseases ce samedi. Le variant Delta serait plus transmissible et doublerait le risque d’hospitalisation. Une autre preuve pour motiver la population hésitante à se faire vacciner.

De quoi s’agit-il en réalité ?

Dans la période allant du 29 mars au 23 mai, il a été mené une analyse des données d’environ 43338 cas de COVID-19. Sur des patients plus jeunes contaminés par le variant Delta dont l’effectif est de 8632, on a constaté que le risque d’hospitalisation était 2,26 fois plus important en cas d’infection que par le variant Alpha sur 34656 patients. 

Malheureusement, l’autre résultat inquiétant de l’étude est le passage en urgence sans hospitalisation de la majorité des patients contaminés par le variant Delta, contrairement à ceux contaminés par le variant Alpha. On estime à 1,45 fois supérieure, le risque de passage à l’urgence. 

Avec une marge d’erreur possible sur les données à cause de la prise en compte d’éventuels cas d’hospitalisations non forcément liés au COVID-19, il faut comprendre qu’il est possible de sous-estimer le risque de forme grave lorsque l’infection est due au variant Delta dans le cadre de cette étude. 

Par contre, on pourrait parler d’une surestimation quand on fera référence à la non-analyse de certaines caractéristiques comme des comorbidités. Toutefois il va falloir distinguer les non-vaccinés des vaccinés au moins une fois pour rééquilibrer peut-être les chiffres avec plus de précision. 

Néanmoins les non-vaccinés étaient toujours moins protégés contre les variants que les vaccinés, a prouvé les auteurs de cette étude qui relance encore une fois le débat sur la nécessité du vaccin comme la meilleure solution pour l’instant contre cette pandémie, dans la mesure où les personnes vaccinées ne font que 1,8 des contaminations.

 

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RECOMMANDATIONS 

Au regard des résultats de cette étude selon laquelle le variant Delta double le risque des hospitalisations, les auteurs qui sont pour la plupart des chercheurs dans les universités Britanniques pensent que ce n’est pas seulement l’effet plus contagieux qu’il faut redouter du variant Delta, mais surtout sa gravité, étant donné que ce variant fait grimper avec une vitesse inquiétante le risque d’hospitalisation. 

Se révélant être la plus grande évaluation pour le moment sur le risque d’hospitalisation pour le variant Delta, cette étude confirme de précédentes études qui suggéraient déjà de pareilles situations ; même si ces études comme celle menée en Écosse et au Canada n’étaient qu’à des étapes de prépublication.

Le vaccin démontre encore une fois sa place dans la lutte contre cette pandémie, car pour ces chercheurs, sans vaccin, le variant Delta causerait encore plus de cas que ceux causés par le variant Alpha auparavant. 

 

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