5 films de football pour célébrer la Coupe du monde 2022 au Qatar

La Coupe du monde de la FIFA 2022 au Qatar est l’un des plus grands événements de l’année. C’est aussi l’endroit idéal pour célébrer l’importance du football. C’est une occasion unique de profiter d’une démonstration des compétences des meilleurs joueurs, et un bon moment pour célébrer le football au cinéma.

À une telle échelle, la Coupe du monde au Qatar rappelle l’importance du football. Une expérience qui transcende le terrain et devient un mode de vie à part entière. Une idée que le cinéma a reflétée de dizaines de façons différentes et à travers toutes sortes de personnages. De la célébration des passionnés à l’exploration du phénomène d’un sport capable de rassembler un enthousiasme extraordinaire. Le football au cinéma s’est avéré aussi attrayant que sa version sur le terrain.

Voici cinq recommandations pour profiter de la Coupe du monde par le biais du cinéma. Des histoires de sportifs historiques aux rêves des sportifs qui veulent simplement marquer le grand but de la victoire. Un voyage à travers un scénario extraordinaire, qui unit actuellement le monde entier d’une manière ou d’une autre.

Je veux être comme Beckham

Jess (Parminder Nagra) veut être footballeur. Il le désire plus que tout au monde, malgré sa famille très traditionnelle et les préjugés de toutes sortes. Mais sur le terrain et avec le ballon entre les pieds, chaque sacrifice semble avoir un sens. Encore plus s’il a pour exemple et objectif d’imiter son idole, le joueur David Beckham. Une métaphore qui va au-delà de l’aspiration à l’inaccessible – un sujet que le film aborde avec ingéniosité.

Cette charmante fable, qui constitue une référence du football au cinéma, sur le dépassement de soi, la volonté et, bien sûr, l’amour du football, est un regard enthousiaste sur le sport. Mais en même temps, c’est une réflexion sur la valeur du talent et la recherche de sa propre voie, même sur un terrain compliqué et de plus en plus difficile.

Le scénario est également une combinaison réussie des attentes familiales et du voyage vers le destin, comme un fait très personnel. Tout cela grâce à la perception du football comme un lieu de rencontre pour des idéaux plus grands, plus importants et plus profonds. Comme toute histoire de transit et de croissance qui se respecte, Je veux être comme Beckham analyse également la perception de l’identité. Celle qui se transforme à partir d’un rêve et celle qui se construit par l’effort. Une ode à l’espoir, idéale à savourer au milieu du grand événement mondial du beau jeu.

Un fait amusant ? Oui, la grande idole du football anglais apparaît pendant quelques minutes devant la caméra dans un caméo très bref et curieux pour l’histoire.

A la recherche d’Eric

Eric Bishop (Steve Evets) traverse l’une des pires périodes de sa vie. Sa femme l’a quitté et il doit s’occuper de ses deux beaux-enfants. Comme si cela ne suffisait pas, il a la désagréable impression qu’il est sur le point de perdre tout ce qui lui semblait précieux dans sa vie. À tel point qu’il commence même à se demander si cela vaut la peine de continuer au milieu d’un tel revers.

Mais Eric a un seul moment de paix. Celle qui va au-delà de son expérience et, en particulier, qui est liée à quelque chose de plus élaboré, de plus profond et de plus sincère. Au-delà de tous les maux, douleurs et désagréments, le football est l’espace idéal pour se consoler. Pour le personnage, le monde s’arrête dès que le ballon commence à rouler et que le terrain se remplit des grandes pièces qui l’obsèdent. C’est alors que la douleur, la souffrance et le désespoir se transforment en une nouvelle forme de joie profonde.

Le film de Ken Loach réussit à transformer toute l’excitation du football en un lieu insulaire au milieu du chaos quotidien. Bien plus, il construit une métaphore du pouvoir du sport comme élément de guérison des blessures émotionnelles et spirituelles. L’argument est une vision attentive des phénomènes collectifs en tant que formes de liens avec des espaces privés profondément significatifs. Petit à petit et toujours grâce au football, Eric parvient à retrouver sa place dans le monde et la consolation de sa douleur.

Mais au-delà de ça, comprendre que le sport peut aussi être une forme de consolation aussi valable que n’importe quelle autre. Malgré son cadre bien construit et chargé d’émotions, le film est bien plus qu’une odyssée sentimentale sur le sens du sport. C’est aussi un symbole de la force de l’espoir. Le tout, bien sûr, à travers le symbole d’un ballon traversant un champ rayonnant et animé.

Ronaldo

Cristiano Ronaldo est probablement devenu l’une des figures les plus importantes de l’histoire du football. Le documentaire d’Anthony Wonke ne se contente pas d’examiner les raisons de cette transcendance, tant sur le terrain qu’en dehors. Il examine également comment le joueur a changé l’histoire du football grâce à son talent. Avec un regard attentif sur sa carrière, le film analyse son impact sur une strate aussi compétitive que celle des joueurs de haut niveau.

Le film utilise également la figure de Ronaldo comme un moyen d’explorer le cercle restreint des plus grandes stars du football. Idoles de grande renommée, elles sont aussi les symboles d’une étrange conception de la célébrité. Une chose que la production de Wonke explore avec soin et parvient à montrer sous un angle totalement inédit. Il ne s’agit pas seulement de Ronaldo, qui a fait partie de plusieurs équipes de haut niveau et qui aborde le football depuis une position privilégiée. En même temps, le documentaire est un voyage vertigineux à travers toutes sortes de visions du sport en tant que reflet de l’identité de la célébrité et d’autres sujets d’intérêt.

Mais au final, Ronaldo est un hommage au phénomène du football. Qui plus est, elle est construite autour d’une figure qui, de nos jours, a une stature mythique. Entre les deux, c’est une version sur le pouvoir du sport dans le monde d’aujourd’hui et aussi son énorme transcendance dans le futur.

Hooligans

Que serait le football sans ses supporters ? C’est la question que pose le film de Lexi Alexander, et il y répond à plusieurs niveaux. Lorsque Matt Buckner (Elijah Wood) est expulsé de Harvard et doit repartir à zéro, Londres semble être un bon endroit pour le faire. Mais une fois sur place, il découvre que les rues de la ville recèlent un curieux secret. Sa dévotion totale et parfois chaotique au football.

Le film dépeint, d’un point de vue intelligent et réfléchi, la manière dont l’amour du beau jeu fait partie de la culture anglaise. Il le fait d’ailleurs sans jugement moral ou, au mieux, sans montrer ses points les plus durs. En fait, tout dans le film est une célébration du football en tant qu’expérience et aussi en tant que mode de vie. Petit à petit, Matt commence à comprendre la façon dont le football est intimement lié à la vie en Angleterre. Un point de vue qui lui permettra non seulement de comprendre l’importance de ce sport sous un jour nouveau, mais aussi son poids dans la culture britannique.

Entre des matchs palpitants où les supporters sont l’esprit même de la fête et l’odyssée du sport, le film brille par ses bonnes intentions. En même temps, dans sa capacité à montrer tout ce que le sport peut offrir à la culture même d’un pays. Un voyage frénétique à travers une idée profonde et, le plus souvent, fascinante du football en tant que phénomène collectif.

Goool ! le film

Santiago Muñez (Kuno Becker) a un rêve et c’est de jouer au football. C’est un espoir qui l’habite depuis qu’il est enfant et qui, enfin, semble pouvoir se réaliser. En tant que cuisinier mexicain à Los Angeles, c’est un voyage qui pourrait le mener aussi bien à la désillusion qu’au triomphe.

Mais pour Santiago, prendre le risque est inévitable. Il entame donc un long voyage qui le conduira à réaliser le rêve de sa vie. Mais aussi pour célébrer un style de vie dont il rêve depuis l’enfance. Goal : le rêve impossible est une exploration bien construite de la valeur de l’espoir. De même, celle de la construction de la version du bien et du mal, comme un voyage dans des lieux plus profonds de l’esprit humain. Pour le personnage, le football est la possibilité de changer complètement sa vie. Mais aussi pour trouver une version plus authentique de toutes ses aspirations.

La piste bonus du football sur les écrans

Ted Lasso

Ted Lasso (Jason Sudeikis) n’avait qu’une connaissance du football américain lorsqu’il a été engagé pour entraîner l’AFC Richmond dans la Premier League anglaise. Mais Ted a accepté le défi dans l’espoir que le sport soit, après tout, la même langue. Ce qui a bien sûr donné lieu à toutes sortes de situations décalées et touchantes qui ont fait de la série Apple TV+ un phénomène sans précédent.

L’histoire du loser le plus attachant, généreux et charismatique de la télévision a atteint un niveau de qualité sans précédent dès sa première saison. Mais c’est son deuxième volet qui a prouvé que son succès est plus qu’un phénomène occasionnel. L’une des grandes sitcoms de la décennie, c’est un regard malicieux, audacieux et émotionnel sur les grandes questions de notre époque. Mais il s’agit aussi d’une vision inspirante du monde du sport comme une forme d’espoir, une célébration de la volonté et de la sensibilité.

Bien sûr, Ted Lasso sait que le secret de son succès est sa capacité à se réinventer. Il l’a fait à chaque saison et, qui plus est, dans la compréhension profonde de la possibilité de réussir au milieu de situations imprévisibles. La série est, en définitive, un grand hommage à l’esprit du football comme moyen de comprendre une sorte de solidarité collective d’une valeur profonde. Peut-être le secret de son succès.

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