Cinéma, bars, boîtes, grasse-mat’ interminables, bonne bouffe à gogo… il est temps de dire au revoir au pays des bulles.
Eh oui, voici le temps, pas encore des cerises il va falloir attendre encore un peu pour lui, mais celui du retour à la (dure ?) réalité.
Bienvenue donc — et de nouveau — au temps du grattage pas forcément gagnant, des oreilles grandes ouvertes et du cerveau en action.
Fin de partiels pour les uns, révisions pour les autres, la claque est bien arrivée. Ouvrons en cœur nos gros bouquins (il est rare qu’ils soient minces sauf si la taille des lettres ne dépassent pas un millimètre, — nous sommes d’accord) et usons nos yeux et nos neurones.

Retrouvons ensemble les joies du métro et du RER avec leurs lots de pannes et de contrôleurs ; (profitons au passage pour les remercier de payer si cher un service aussi efficace…). Ah ! Quel plaisir de se faire écraser corps et pieds, tousser dessus, insulter, mater, taxer et autres verbes en « -er » pas des plus sympathiques. La tête en vrac le matin, les sandwiches rassis le midi, les bâillements le soir… pfiou la vie est trop dure… Halte là !
Qu’est ce qui nous arrive ? Il est vrai qu’en de tels instants il est plus qu’aisé de se plaindre et se morfondre sous la couette. Mais n’oublions pas que la vie étudiante est et reste relax si l’on y met du sien. Rembobinons la machine un instant.

Même si l’angoisse d’un avenir incertain et d’une lassitude du tableau noir vous prend par les tripes, -ce qui est tout à fait normal-, profitez justement ce temps de rémission qui s’offre encore, et plus pour longtemps, à nous.
Nos restes de sandwiches rassis feront le bonheur des pigeons estropiés, et nos siestes — volontaires ou non — au milieu de la journée ne feront qu’enrager un peu plus tous les travailleurs forcenés qui nous maudissent. Ce cher metro que l’on a tendance à haïr aussi bien pour son odeur — si particulière et qui lui est chère — que pour son fonctionnement plus que douteux, sera toujours là pour nous ramener (une heure de plus au compteur, ça y est on peut tailler la route à deux heures du mat’ de Bastille) de nos soirées plus ou moins arrosées.
« Être ou ne pas être » voilà une question qui va nous prendre un temps de réflexion plus que conséquent et nous embarquer au pays de la réflexion et de la pensée ; privilège indiscutable. Les nuits de quatre heures la semaine ne nous font pas peur car les croissants, au son de la cloche de midi, le dimanche pour beaucoup, sont toujours là pour nous réconforter. Musique en fond sonore, bouquins ouverts, savourons ces délicieux instants de nonchalance qui nous accompagnent au quotidien. C’est évidemment sans compter les soirées plus ou moins philosophiques (à votre appréciation personnelle) autours de bières et autres boissons rafraîchissantes pour soirées chaudes et hautes en couleurs (n’y voyez pas là une quelconque incitation à la débauche, tout — ou presque — étant à consommer avec modération bien entendu).
Alors même si le temps va paraître très long jusqu’au prochain « break », n’oublions pas que le week-end lui est bel et bien là et nous tend toujours les bras.
Auteur : Hélène Barbaza
6 février 2007 à 21 h 20 min
0






Commentaires
Ecrire un commentaire Trackback