Big mac et culture générale
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job étudiant, mac donald's
Même si le job étudiant dans un fast-food souffre généralement d’une image ingrate, c’est pourtant vers cette option que se tourne la plupart d’entre nous, en grande partie pour la souplesse horaire qu’il permet. Alors, exploitation humiliante, ou bien alternative pratique et sympa ? Pour vous aider à vous faire votre opinion, Contrepoint a testé pour vous le poste d’équiper Mac Do !
La journée type d’un employé de McDonald’s commence en général par un repas gratuit, rare privilège de la maison, qui peut être une bonne alternative aux habituels pâtes/riz des plus fauchés. Un sandwich, une petite frite, une petite boisson et un dessert au choix. Pas plus, cela fait mauvais genre… Une fois prêt à e s’adaaffronter la soirée qui s’annonce rude, direction les « vestiaires », ou plutôt les toilettes sales et sans verrous des équipiers, afin d’enfiler la tenue, informe uniforme que l’on a au préalable soigneusement repassé. Une ligne de cafards se dandine tranquillement dans le couloir, le Royal Cheese a du mal à passer, tout à coup !
Arrivé à la caisse, le premier client veut payer son coca avec un billet de 100 euros et s’énerve quand je lui affirme que je n’ai que des pièces de 2 euros pour lui rendre la monnaie. Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui suit : la bande de tektonik killers aussi agités que leurs boutons d’acné sont purulents. Sautillant au son des basses grésillantes qui s’échappent de leurs téléphones, ils changent une bonne dizaine de fois d’avis sur leur commande, avant de se rendre compte qu’ils n’ont en fait assez d’argent que pour des glaces… La queue s’allonge progressivement, le manager fronce les sourcils. Après une demie heure de pause bien méritée, une mauvaise surprise m’attend en cuisine. Il faut vider et laver les poubelles. Je me retrouve les mains pleines de graisse de fritures et de liquide visqueux des milk shake, tandis qu’une souris blanche me barre la route. Tout à coup, je regrette mes recueils de poèmes et mes biographies de romanciers… Ai-je vraiment besoin de cet argent ?
La fin de soirée, c’est séance potins autour d’une glace triple dose chocolat, avec les autres équipiers, pour la plupart étudiants. C’est clair pour tout le monde, pas question de faire carrière ici, surtout pour un vulgaire smic, pas vraiment à la hauteur de la fatigue physique et psychologique que ce job entraîne. D’autant plus que même si l’entreprispte facilement à nos emplois du temps, pas facile de concilier études et boulot… Mais il faut bien avouer, c’est aussi un travail formateur, qui se fait la plupart du temps dans la bonne humeur, avec une équipe jeune que l’on pourra compter parmi nos amis.





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