Bien que Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ait nommé lundi 9 février une médiatrice, Claire Bazie-Malaurie, pour « prolonger la concertation« , les tensions restent vives. Le ton avait été donné dès lundi 2 février et ne s’était pas démenti lors de la réunion des présidents d’université à Paris IV, lundi 9 février. Les manifestations qui ont éclatées aujourd’hui en sont l’illustration.
L’UNEF, le syndicat étudiant, appelle d’ailleurs à une nouvelle journée de mobilisation nationale jeudi prochain. « Il est indispensable que le mouvement garde son intensité, surtout avec les vacances qui commencent dans certaines zones [NDLR: La zone A est déjà en vacances et la zone C est en vacances ce vendredi 13 février]. Si l’on veut que ça marche, il faut rester mobilisés » affirme encore cet étudiant lorrain.
Une soutien inattendu vient également renforcer le mouvement estudiantin qui secoue la France. En effet, le mardi 10 février, les députés de l’UMP ont créé un groupe de travail sur la réforme des enseignants-chercheurs, groupe présidé par Pascal Fasquel, député de la région Pas-de-Calais. Celui-ci appelle à un retrait immédiat de la réforme.
Une colère qui ne s’affaiblit pas mais qui semble encore se renforcer. Reste à savoir si celle-ci résistera aux annonces de Valérie Pécresse et aux vacances de février.
Photo: Ptit@l, Flickr
Auteur : Fanette Hourt
11 février 2009 à 0 h 35 min
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