Georges Molinié, président de l\'université Paris IV La Sorbonne

Réunis à la Sorbonne le lundi 9 février, à la veille d’une importante mobilisation, des présidents de différentes universités ont lancé un appel solonnel au retrait de « tous les projets de réformes controversés«  pour permettre l’émergence d’une nouvelle négociation générale autour de la question de l’université.

Invités de l’Assemblée Générale des professeurs de la Sorbonne le lundi 9 février à 14h00, différents présidents d’universités sont intervenus pendant plus d’une heure pour se positionner par rapport à la mobisation qui agite depuis près de deux semaines la communauté universitaire. Se détachant de la prudence de la Conférence des Présidents des Universités (CPU), c’est en temps qu’acteurs « Ã©lus par leurs pairs et indépendants » qu’ils se sont exprimés. C’est dans l’Amphi Richelieu de la Sorbonne, symbole des contestations étudiantes, que les présidents de Paris III Sorbonne Nouvelle, Paris IV Sorbonne, Paris VIII Saint-Denis, Paris X Nanterre, Paris XIII Villetaneuse, Besançon, Grenoble III, Montpellier III et Rouen, ont lancé un appel au retrait de toutes les « réformes controversées », et en premier lieu, la masterisation des formations des maîtres et le décret sur le statut des enseignants chercheurs. Ils ont été rejoints par l’Institut des Langues et Civilisations orientales (INALCO) et soutenus par Marc Lipinski, vice-président du Conseil Régional d’Ile-de-France, en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Innovation . Les débats ont aussi porté sur la question des moyens, l’avenir de la recherche universitaire et l’application de la Loi Relative aux Universités (LRU).

A l’image du premier intervenant, Georges Molinié, président de la Sorbonne et hôte de cette réunion exceptionnelle, les neuf présidents se sont montrés déterminés à soutenir le mouvement en cours, face « au mépris autosatisfait et aux méthodes de voyous du Ministère » selon Georges Molinié, « qui n’a jamais tenu compte des propositions des universitaires », face à un public d’enseignants chercheurs et d’étudiants mobilisés et survoltés.

Au même moment, l’Assemblée Générale des étudiants a voté la grève dans l’amphithéâtre voisin, et ce, peu après le vote des étudiants du centre Clignancourt, qui a eu lieu le matin même.

Photo : Georges Molinié, président de l’université Paris IV Sorbonne

Crédits photos @contrepoint.info

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