En ce samedi, sixième jour de grève pour le retrait de la réforme universitaire, aucune manifestation n’a eu lieu. Un calme momentané qui fait suite à la mobilisation conséquente de jeudi : selon les bureaux de l’AFP, ce n’était pas moins de 30.000 à 53.000 personnes qui manifestaient leur colère. Soit plusieurs milliers d’enseignants chercheurs, rejoints par les étudiants, et ce dans 23 villes de France.

Parmi elles bien sûr, la capitale, où l’on comptait quasiment 15.000 manifestants. Mais le mouvement a été suivi également en Province, notamment, pour n’en citer que quelques unes, à Bordeaux (3.800 manifestants), Marseille (5.000), Rennes (3.000), Lille (700 à 2.000), Toulouse (6.000), Lyon (entre 2.600 et 8.000) ou encore à Nantes (1.200 à 2.000).

Une charte de bonne conduite

En réponse à cela, Valérie Pécresse, qui a été quelque peu chahutée à Strasbourg, ne semble pas vouloir reculer. Néanmoins, elle a annoncé qu’elle recevrait, mercredi 11 février prochain, l’ensemble de la communauté universitaire afin de réfléchir à « une charte de bonne conduite ». Cette dernière aura pour but de définir des cadres bien précis à l’exercice du pouvoir des présidents d’université. Et ainsi, elle tend à offrir des garanties aux enseignants. A cette réunion sont attendus les doyens de faculté, le conseil national des universités ainsi que les syndicats d’enseignants. A noter que ce rassemblement aura lieu le même jour que la coordination nationale des universités.

Jusque là, les contestations semblent donc loin d’êtres apaisées. Elles atteindront leur point d’orgue mardi 10 février prochain, lors d’une seconde manifestation nationale.

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