Jeudi 5 Février, comme prévu une petite vague de manifestation s’est soulevé partout en France. Dans le cadre de la mobilisation des universités, elles ne sont que des préliminaires au grand rendez-vous de mardi 10 Février, d’ordre national.

L’axe central de cette journée de manifestation à Paris est celle de Jussieu. Partie vers 14h30 de l’université éponyme, elle a défilé dans le quartier latin en passant par Censier, Panthéon et la Sorbonne. Ses rangs se sont allongés d’autres mouvements, apparus en même temps dans d’autres universités. La police a déployé des hommes pour contenir une foule de 3.500 personnes, mais les manifestants étaient plus nombreux que prévus (entre 5.000 et 10.000).

Le secrétaire général du Syndicat National de l’Enseignement supérieur (SNESup), Jean Fabbri, était présent dès le début du rassemblement et a rappelé leurs revendications :
- Appel à un renforcement du service d’enseignement supérieur public.
- Augmenter les investissements dans la recherche, véritable enjeux de la relance économique.
- Défense des libertés scientifiques, qui ne possède pas d’instance propre.

Leur colère, ainsi que celle de la foule, dénonce les décrets forcés de Valérie Pécresse, les mesures d’un gouvernement sourd à leurs cris, à l’ombre de 1.000 suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur en 2009.

Vers 16h00, les CRS ont tenté de former un barrage pour stopper la foule. En vain. La journée s’est écoulée sans incident majeur et la foule, bien que tranquille, semble vouloir rassembler ses forces pour la grande manifestation de mardi.

Photo : Flickr. Galerie de François Lafite

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